La Maison natale d’Albert Londres
Avec ses deux tourelles et sa façade de style néogothique, la Maison attire l’œil mais pas que… elle invite aussi l’esprit à se plonger dans la vie d’un Vichyssois qui a fait l’Histoire du journalisme. C’est entre les murs de cette maison érigée dans les années 1820 qu’Albert Londres a vu le jour le 1er novembre 1884.
Malgré cet intérêt architectural et historique, la bâtisse menaçait de disparaître. Elle était à l’abandon depuis une trentaine d’années lorsque notre association en fait l’acquisition en 2014. Trois ans plus tard, les travaux de réhabilitation débutent. Année après année, avec l’appui de nombreux mécènes, de donateurs et des collectivités, la maison natale d’Albert Londres a retrouvé son aspect originel.
Albert Londres a marqué l’histoire du journalisme et continue aujourd’hui à inspirer nos contemporains. Quoi de plus naturel que de faire de la maison natale d’un illustre journaliste la maison du journalisme d’investigation, au plus près du terrain.
Dans la mémoire collective, le nom d’Albert Londres résonne. Il est associé au célèbre Prix créé par sa fille Florise en sa mémoire, qui, depuis 1933, récompense chaque année les journalistes francophones. Son président, Hervé Brusini réaffirmait récemment : « Nous aimerions que ce lieu incarne une balise. Une évocation d’Albert Londres et du grand reportage qui échappe au culte de la personnalité mais rappelle les fondamentaux du métier, dans cette maison qui ne se prend pas au sérieux ni n’oublie la fragilité du temps. »
Exposition accueillies par la Maison
Histoire de la Maison
Depuis 1830, du haut de sa tourelle insolite cette construction néo-gothique regarde passer le temps au cœur du vieux Vichy. Érigée à la demande d’Antoine Besse-Bergier, juge d’instruction à Cusset, elle a été acquise en deux fois par les grands-parents d’Albert Londres, en 1874 et 1876. C’est dans ses murs qu’il est né le soir du 1er novembre 1884. En 1932, elle quitte la famille, après l’avoir abritée pendant près d’un demi-siècle.
Elle est par la suite revendue en 1988, son nouveau propriétaire lançant d’importants travaux de rénovation dont il ne peut s’acquitter auprès de l’artisan-maçon. Ce dernier fait appel à la justice et la maison est mise en vente judiciaire pour payer le créancier. Elle change de mains une nouvelle fois en 1995, mais le nouveau propriétaire, impécunieux lui aussi, ne versera jamais le montant de son achat. Retour à la case départ pour la bâtisse dont le délabrement s’accentue. Passant de mains en mains, se dégradant vente après vente, c’est un trompe l’œil qui vient dissimuler aux passants les outrages subis, tandis que l’effondrement menace;
Et c’est là où notre association qui s’intitulait à l’origine« Réagir » (Regarder agir pour Vichy et ses environs) entre en jeu. Dès sa création le 1er novembre 2008, elle s’est fixé pour objectif de sauver le bâtiment de la ruine. Un seul moyen pour cela, l’acquérir, coûte que coûte !
Un sauvetage en marche…
Un objectif : pouvoir se porter acquéreur lors de l’adjudication
L’association crée un fonds de dotation en 2011 pour collecter les fonds nécessaires pour pouvoir se positionner lors de la vente par adjudication de l’emblématique bâtisse. l ’association organise à son profit, la promotion de la souscription, la vente de plusieurs milliers de BD d’ « Albert Londres, prince des reporters » et l’animation d’une opération de crowfunding. Sans oublier la centaine d’annonceurs qui contribuent fidèlement aux Rencontres Albert Londres de Vichy…
Le fonds de dotation obtient l’adjudication de la maison en 2014, une première étape décisive est franchie. Confortés par ce statut de propriétaire de l’emblématique demeure, le Fonds et l’association qui a pris le non de Maison Albert Londres s’affairent dorénavant pour trouver les moyens de sa réhabilitation.
. Des Valeurs humanistes comme fondements de sa rénovation
« Notre métier n’est pas non plus de dire du mal ou du bien, mais de mettre la plume dans la plaie. » Quoi de plus naturel que de mettre la Maison d’Albert Londres au service de cette liberté d’informer qui a tracé la ligne de conduite à laquelle il n’a jamais failli.
Sa Maison ne peut que s’inscrire dans l’esprit insufflé par sa fille Florise en créant le Prix Albert Londres. Elle se doit de respecter les valeurs que l’Association du Prix Albert Londres défend, voire même les servir.
Le courage, la générosité, la fierté, l’honneur, l’indépendance… Autant de traits de caractère marquant chacune des enquêtes menées en profondeur par cet « éclaireur de l’opinion », infatigable redresseur de torts sur tous les fronts de l’humanité.
Maison d’écrivain et Maison du grand reportage, ouverte au public comme aux journalistes, lieu de mémoire et de transmission, centre de ressources mais aussi de formation, petit auditorium et mini-médiathèque : le champ des possibles est vaste et ne demande qu’à être exploré. À l’instar de celui qui y vit le jour, les vocations du 2-4 rue Besse seront multiples et ses missions plurielles.
Déplacez le curseur de droite à gauche pour voir l’état de la maison avant et après les travaux.

