L’histoire de la maison natale d’Albert Londres

Cette Maison située, 2 et 4 rue Besse, dans le vieux Vichy a été bâtie dans les années 1820 à la demande d’Antoine Besse-Bergier juge d’instruction à Cusset, né à Clermont-Ferrand en 1786. A son décès en 1834, la Maison revient à son épouse, née Claudine Sauret. Leur fils, Pierre Besse-Bergier, en hérite en 1859.

À sa disparition en 1873, c’est sa veuve et sa fille en deviennent propriétaires. Elles se séparent d’une partie de leur patrimoine immobilier. Les époux Baratier-Moinet, déjà occupants des lieux, se portent acquéreurs d’une partie, le 28 septembre 1874, pour l’angle de la rue Besse et de la rue porte St Julien, puis l’autre portion rue Besse le 14 avril 1876 (*1) .

Le couple l’occupe avec leurs deux enfants Eugène et Marie (*2), qui épouse à 18 ans Jean-Baptiste Londres. Cette demeure à l’architecture remarquable voit naître le petit Albert, la nuit du 1er novembre 1884.

Le jeune couple y séjourne quelques mois, puis s’installe chez Madame veuve Londres*2, marchande de toiles à proximité, et l’aide dans son commerce. Le petit Albert viendra après l’école rue Besse rendre visite à ses grands-parents maternels.

En 1899, Joseph Baratier décède , puis en 1906 son épouse. La Maison revient par moitié à Eugène et Marie. Eugène qui a repris l’activité artisanale de son père, conserve la maison et laisse à sa sœur, la Maison du 43 rue du Marechal Joffre qu’il venait de faire construire.
Eugène Baratier décède, la maison revient le 3 mars 1927 à, sa compagne. Elle la cède en 1931. Ainsi par un nouvel acte notarié, la maison natale d’Albert, quitte la famille Baratier. Monsieur René Jeux, Boucher rue Porte Saint-Julien, l’achète en viager. Son fils céda la demeure en 1988.

Le nouveau propriétaire entreprend en 1991 d’importants travaux de restauration de la vieille maison. Mais l’entrepreneur n’est pas payé, il engage des poursuites judiciaires contre le propriétaire. Le Tribunal lui accorde le règlement mais aucune somme ne lui est versée.

En 1995, le maçon demande la mise en vente judiciaire de la maison. Cette dernière est vendue aux enchères publiques (à la bougie pour 350 000 francs) à un homme d’affaire parisien, gérant d’une société d’investissement immobilière.
Or, l’acheteur ne s’acquitte pas, la vente est donc caduque ; la Maison Natale d’Albert Londres reste la propriété du débiteur. Depuis, le maçon, créancier, attend toujours son règlement… et la Maison, elle, subit les affres du temps…

Grâce à l’aide d’une campagne de financement participatif Ulule, l’association Maison Albert Londres réussit à racheter la demeure et en est l’actuel propriétaire.

 

*1 Transcription des actes Archives Départementales

*2 Registres des recensements de 1881,1886,1891 Archives Municipales